Le cheval dans une île

10 juillet 2008

Cette histoire a une morale que tu dois découvrir à travers ce texte de Prevert.

Celui-là c’est le cheval qui vit tout seul quelque part très loin dans une île.
Il mange un peu d’herbe ; derrière lui, il y a un bateau, est le bateau sur lequel le cheval est venu, c’est le bateau sur lequel il va repartir.

Ce n’est pas un cheval solitaire, il aime beaucoup la compagnie des autres chevaux, tout seul, il s’ennuie, il voudrait faire quelque chose être utile aux autres. Il continue à manger de l’herbe et, pendant qu’il mange, il pense à son grand projet. Son grand projet c’est de retourner chez les chevaux pour leur dire:

“Il faut que cela change” et les chevaux demanderont:

“Qu’est-ce qui doit changer?” et lui, il répondra:

“C’est notre vie qui doit changer, elle est trop misérable, nous sommes trop malheureux, cela ne peut pas durer.”

Mais les plus gros chevaux, les mieux nourris, ceux qui traînent les corbillards des grands de ce monde, les carrosses des rois et qui portent sur la tête un grand chapeau de paille de riz voudront l’empêcher de parler et lui diront: “De quoi te plains-tu, cheval, n’es-tu pas la plus noble conquête de l’homme?”

Et ils se moqueront de lui.

Alors tous les autres chevaux, les pauvres traîneurs de camion n’oseront pas donner leur avis.

Mais lui, le cheval qui réfléchit dans l’île, il élèvera la voix:

“S’il est vrai que je suis la plus noble conquête de l’homme, je ne veux pas être en reste avec lui.

“L’homme nous a comblés de cadeaux mais l’homme a été trop généreux avec nous, l’homme nous a donné le fouet, l’homme nous a donné la cravache, les éperons, les oeillères, les brancards, il nous a mis du fer dans la bouche et du fer sous les pieds, c’était froid, mais il nous a marques au fer rouge pour nous réchauffer…
“,Pour moi, c’est fini, il peut reprendre ses bijoux, qu’en pensez-vous?

Et pourquoi a-t-il écrit sérieusement et en grosses lettres sur les murs… sur les murs de ses écuries, sur les murs de ses casernes de cavalerie, sur les murs de ses abattoirs, de ses hippodromes

et de ses boucheries hippophagiques*: Soyez bons pour les Animaux

“Avouez tout de même que c’est se moquer du monde des chevaux!” Alors, tous les autres pauvres chevaux commenceront a comprendre et tous ensemble ils s’en iront trouver les hommes et ils leur parleront très fort.

Les chevaux:

“Messieurs nous voulons bien traîner vos voitures vos charrues, faire vos courses et tout le travail, mais reconnaissons que c’est un service que nous vous rendons, il faut nous en rendre aussi; souvent, vous nous mangez quand nous sommes morts, il n’y a rien à dire là-dessus, si vous aimez ça c’est comme pour le petit déjeuner du matin, il y en a qui prennent de l’avoine au café au lit, d’autres de l’avoine au chocolat, chacun ses goûts, mais souvent aussi, vous nous frappez, cela ne doit plus se reproduire

“De plus, nous voulons de l’avoine tous les jours; de l’eau fraîche tous les jours et puis des vacances et qu’on nous respecte, nous sommes des chevaux, on n est pas des boeufs.

” Premier qui nous tape dessus on le mord. ”

” Deuxième qui nous tape dessus on le tue, voilà. ”

Et les hommes comprendront qu’ils ont été un peu fort, ils deviendront plus raisonnables.

Il rit le cheval en pensant à toutes les choses qui arriveront sûrement un jour.

Il a envie de chanter, mais il est tout seul, et il n’aime que chanter en chœur, alors il crie tout de même:

“Vive la liberté!”

Dans d’autres îles, d’autres chevaux l’entendent et ils crient à leur tour de toutes leurs forces: “Vive la liberté!”

Tous les hommes des îles et ceux du continent entendent des cris et se demandent ce que c’est, puis ils se rassurent et disent en haussant les épaules: “Ce n’est rien,

C’est des chevaux.”

Mais ils ne se doutent pas de ce que les chevaux leur préparent.

 

* Note pour les chevaux pas instruits. Hippophage : celui qui mange le cheval.
 

 
 
     

Pourquoi la Terre ne tombe-t-elle pas sur le Soleil ?

10 juillet 2008

 

    C’est la vitesse de la Terre qui l’empèche de “tomber” sur le Soleil (on doit dire : de n’être pas attirée par le Soleil).

Sa vitesse de 29,783 km/s (ou de 107 218,8 km/h) a tendance à l’expulser de son orbite mais la gravité du Soleil la retient.

Les deux phénomènes se compensent ce qui fait que la Terre tourne autour du Soleil sans s’en éloigner et sans s’en rapprocher.

Chat et souris emménagent

3 juillet 2008

Il est bien connu que chat et souris ne font pas bon ménage; en voici la preuve.

Un chat avait fait la connaissance d’une souris et lui avait tellement conté fleurette qu’elle avait finalement accepté d’habiter dans la même maison que lui et de partager les dépenses. “Avant que l’hiver arrive, nous devions faire des préparatifs si nous ne voulons pas mourir de faim”, dit le chat à la souris. Le bon conseil fut observé et un petit pot de beurre fut acheté. Mais ils ne savaient pas où il serait mieux de l’entreposer. Finalement, après de longues réflexions, le chat dit: “Je ne connais aucun endroit qui soit plus sûr que l’église; là, personne n’osera venir l’y chercher. Nous placerons le petit pot de beurre sous l’autel, et nous n’y toucherons plus.”

C’est ainsi que le petit pot fut mis en sûreté. Mais il fallut peu de temps avant que l’envie prenne au chat d’en manger. Il alla donc voir la souris et lui dit: “Ce que je veux te dire, petite souris, c’est que j’ai été demandé comme témoin par ma cousine. Elle vient de mettre au monde un petit, tout blanc avec des taches brunes. Laisse-moi aller à son baptême et occupe-toi toute seule de la maison!” “Bien sûr, répondit la souris, va! Et si tu fais un bon repas, pense un peu à moi! Je boirais bien volontiers une goutte de bon vin!”

Mais tout cela n’était que mensonge. Le chat n’avait pas de cousine et nul ne lui avait demandé d’être témoin. Il se dirigea tout droit vers l’église, se faufila jusqu’au petit pot de beurre et en dégusta un peu. Puis, il alla faire une promenade sur les toits de la ville et prit un bain de soleil, tout en se pourléchant les babines à chaque fois qu’il songeait au petit pot de beurre. Il revint à la maison seulement lorsque le soir fut tombé. “Ah, te voilà enfin de retour!”, dit la souris. “Tu as sûrement passé une belle journée.” “Ça pouvait aller”, répondit le chat. “Et quel nom a-t-on donné au chaton?”, demanda la souris. “Un peu”, répondit sèchement le chat. “Un peu, s’exclama la souris, voilà un nom assez singulier! Est-ce courant dans ta famille?” “Que trouves-tu donc à ce nom!”, dit le chat. “Il n’est pas pire que Breuseldip, le nom de ton parrain.”

Peu de temps après, le chat eut encore une autre fringale. Il alla voir la souris et lui dit: “Tu dois me rendre un service et t’occuper encore une fois du ménage toute seule; on m’a encore demandé comme témoin. Le petit a un collet tout blanc; je ne puis refuser”. La bonne souris acquiesça, mais le chat, longeant les murs de la ville, se faufila plutôt jusqu’à l’église et mangea, cette fois-ci, la moitié du beurre. “Comme c’est bon!”, se dit le chat.

Lorsqu’il revint à la maison, la souris lui demanda: “Quel nom a-t-on donné à ce chaton?” “La moitié”, répondit le chat. “La moitié! Mais que me dis-tu là! Jamais de toute ma vie je n’ai entendu de nom pareil. Je parie qu’il n’existe même pas.” Il ne tarda pas avant que le chat songe encore à sa friandise et que l’eau lui vienne à la bouche. “Jamais deux sans trois”, dit-il à la souris. “Je dois encore assister à un baptême. Le petit est tout noir et avec du blanc au bout de ses pattes, mais il n’a pas un seul poil blanc sur tout le reste du corps. Cela n’arrive qu’une fois aux deux ans. Alors, tu me laisses y aller encore?” “Un peu, La moitié”, répondit la souris, “ce sont là des noms bien étranges, des noms qui me rendent soucieuse.” “C’est que tu restes là, coiffée d’une tresse et vêtue de ta jupe gris foncé, à attraper des grillons”, dit le chat. “Voilà ce qui arrive quand on reste cloîtré toute la journée!”

La souris rangea et fit de l’ordre dans la maison pendant que le chat s’absentait et qu’il mangeait tout le reste du beurre.” Lorsqu’il fut de retour à la maison, bien repu et bien dodu, la souris s’enquit auprès de lui du nom qu’avait reçu le troisième chaton. “Cela ne te plaira évidemment pas, dit le chat, il s’appelle Toutlereste.” “Toutlereste!”, s’écria la souris. “Mais qu’est ce que ça peut bien signifier?” Elle hocha la tête, se mit en boule et s’endormit. À partir de ce moment, plus personne ne demanda au chat d’être témoin.

Lorsque l’hiver fut venu et qu’aucune nourriture ne put être trouvée à l’extérieur, la souris se souvint de leurs provisions et dit: “Viens, mon ami le chat. Allons au petit pot de beurre que nous avons eu la sagesse de mettre de coté! Nous allons faire un festin.” “Certainement, répondit le chat.”

Ils allèrent donc à l’église et quand ils arrivèrent, le petit pot de beurre était bel et bien encore là, mais il était complètement vide. “Ha! ha!, dit la souris, maintenant je comprends ce qui s’est passé! Maintenant tout s’éclaire. Tu étais pour moi un véritable ami! Mais pendant que tu prétendais assister à des baptêmes, en cachette, tu mangeais le beurre: d’abord un peu, puis la moitié, et enfin…” “Veux-tu la fermer!” cria le chat. “Encore un seul mot, et je te dévore!” “… et enfin, tout le reste”, avait déjà dit la pauvre souris. À peine avait-elle prononcé ces mots, que le chat bondissait sur elle, en faisait une boule, et l’avalait goulûment.

 

 

Ferme du développement durable (1h15 de Paris) - Picardie

3 juillet 2008

Si tu veux passer une journée en pleine nature au contact des animaux de la ferme, n’hésite pas!!

 

Viens te plonger dans l’ambiance d’une ferme picarde à une heure quinze de Paris : 280 hectares de polyculture, de nombreux équidés avec huit ânes, poneys, cheval de trait, des oies et des oisons, plus de vingt espèces d’oiseaux présents en permanence. Accompagné d’un des ânes bâtés, à vélo ou à pied, tu pourras découvrir les parcours autonomes.

 Pour une heure, une demi-journée ou plus, la ferme propose la location d’ânes bâtés. Après t’ être initié à la conduite des ânes, tu partiras bien accompagné. Mais aussi, de nombreux ateliers : peinture végétale, peinture pariétale, aquarelle, fabrication de nichoirs, fabrication de puzzle, fabrication de pain. La ferme t’ accueille aussi pour un goûter dont le but est d’abord la convivialité et le contact avec les animaux.

 

Tél: 03 22 85 63 44 ou 06 14 21 03 82
Lieu: 22 grande rue - 80340 HERLEVILLE
Somme-Picardie
Site web: http://fermedudeveloppementdurable.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1&Itemid=2

Pourquoi Louis XIV était-il le ‘Roi-Soleil’ ?

24 juin 2008


A peine âgé de cinq ans, le jeune Louis perd son rang de Dauphin et accède au trône le 14 mai 1643 sous la régence de sa mère, Anne d’Autriche.

Du fait de son âge, Mazarin, principal ministre dirige les affaires du royaume.

Louis veut instaurer la monarchie absolue sous la gêne de la Fronde parlementaire puis princière de 1648 à 1652.
Il entreprend de le faire par le Ballet royal dans la nuit du 23 février 1653 (ballet auquel il participe).

Dans ce ballet il tient le rôle du Soleil, et porte le fameux masque d’or. C’est à compter de ce jour que Louis XIV fut appelé le Roi-Soleil.

Cadet Roussel

24 juin 2008

Tu connais cet air mais pas les paroles… alors Manon te les chante!
Cadet Roussel a trois maisons, (bis)
Qui n’ont ni poutres, ni chevrons, (bis)
C’est pour loger les hirondelles,
Que direz-vous d’Cadet Roussel ?
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a trois habits, (bis)
Deux jaunes, l’autre en papier gris, (bis)
Il met celui-ci quand il gèle,
Ou quand il pleut, ou quand il grêle…
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a trois chapeaux, (bis)
Les deux ronds ne sont pas très beaux… (bis)
Et le troisième est à deux cornes,
De sa tête, il a pris la forme…
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a trois souliers, (bis)
Il en met deux dans ses deux pieds ; (bis)
Le troisième n’a pas de semelle,
Il s’en sert pour chausser sa belle…
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a trois cheveux, (bis)
Deux pour la face, un pour la queue, (bis)
Et quand il va voir sa maîtresse,
Il les met tous les trois en tresse.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a trois gros chiens, (bis)
L’un court au lièvre, l’autre au lapin ; (bis)
Le troisième fuit quand on l’appelle,
Tout comme le chien d’Jean de Nivelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a trois beaux chats, (bis)
Qui n’attrapent jamais les rats ; (bis)
Le troisième n’a pas de prunelle,
Il monte au grenier sans chandelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a trois garçons, (bis)
L’un est voleur, l’autre est fripon ; (bis)
Le troisième est un peu ficelle,
Il ressemble à Jean de Nivelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a marié (bis)
Ses trois filles dans trois quartiers ; (bis)
Les deux premières sont moins que belles,
La troisième n’a pas de cervelle.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel a trois deniers, (bis)
C’est pour payer ses créanciers ; (bis)
Quand il a montré ses ressources,
Il les resserre dans sa bourse.
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

Cadet Roussel ne mourra pas, (bis)
Car avant de sauter le pas, (bis)
On dit qu’il apprend l’orthographe,
Pour faire lui même son épitaphe
Ah ! Ah ! Ah ! Oui, vraiment,
Cadet Roussel est bon enfant !

 

Blanche rose et rose rouge - Grimm

24 juin 2008

Léonard te conte la belle histoire de deux soeur et…d’un nain!!! 

Une veuve vivait dans une maison coquette avec ses deux filles qu’elle avait prénommées Blanche-Rose et Rose-Rouge parce qu’elles ressemblaient aux boutons des deux rosiers sauvages, l’un blanc, l’autre rouge, qui croissaient en son jardin. Blanche-Rose et Rose-Rouge étaient des enfants bonnes, sages, travailleuses et vaillantes ; elles s’aimaient de tout leur cœur. Quand Blanche-Rose murmurait : ” Nous nous aimerons “, Rose-Rouge répondait : ” Toute notre vie ” et leur mère ajoutait : ” Ce que l’une aura, elle le partagera avec l’autre “. Ensemble, elles allaient au petit bois cueillir des fraises ; les animaux de la forêt les connaissaient bien. Le lièvre venait en boule rouler à leurs pieds et grignoter la carotte qu’elles lui avaient apportées. Les cerfs les égayaient de leurs bondissements majestueux et les oiseaux, au faîte des arbres, pépiaient et chantaient à gorge déployée. Quand elles s’attardaient dans la forêt et que la nuit les surprenait, elles couchaient l’une contre l’autre sur la mousse odorante, et s’endormaient jusqu’au matin. Leur mère ne se faisait pas de souci car elle savait qu’elles ne risquaient rien.

Blanche-Rose et Rose-Rouge aimaient tant leur maison qu’elles la soignaient à longueur de journée. A la saison d’été, Rose-Rouge faisait le ménage et déposait tous les matins, avant que sa mère ne se réveillât, un bouquet de roses blanches et de roses rouges. A la saison d’hiver, c’était Blanche-Rose qui entretenait l’âtre où brillait la marmite de cuivre pendue à la crémaillère.

Or, un soir d’hiver : - Blanche-Rose, va mettre le verrou, dit la maman. Puis elles s’assit près de la cheminée, mit ses lunettes et commença un conte. Les fillettes écoutaient en filant. A leurs pieds, un mouton, la tête entre les pattes, se chauffait, et les colombes sur leur perchoir roucoulaient encore un peu avant de mettre la tête sous l’aile Tout à coup, on frappa à la porte. - Va vite ouvrir, Rose-Rouge, dit la mère ; un homme, peut-être, veut s’abriter. Rose-Rouge tira le verrou, et un gros ours brun passa la tête dans l’entrebâillement de la porte. Rose-Rouge affolée, se jeta derrière le fauteuil de sa mère et Blanche-Rose se cacha derrière le lit. Le mouton était paralysé de terreur, et les colombes voletaient de tous les côtés.> - Que craignez-vous ? Je ne veux de mal à personne, j’ai surtout si froid … - Viens, mon pauvre ours, dit la mère. Viens te coucher près du feu. Blanche-Rose et Rose-Rouge, sortez de vos cachettes, petites peureuses. Les deux fillettes, tranquillisées, s’approchèrent. Le moutons et les colombes aussi … - Chères enfants, retirez-moi cette neige de ma fourrure.

Avec une brosse, elles lissèrent le pelage épais du gros ours brun qui s’étendit devant l’âtre en grognant de plaisir. Ayant perdu toute peur et toute timidité, elles s’amusèrent à l’envi avec leur nouvel ami. Il était lourd et pataud. Elles lui tiraient les poils, enfonçaient leurs petites mains dans la fourrure chaude comme un nid, ou bien, avec une baguette, le taquinaient. De temps en temps, lorsqu’elles allaient un peu trop fort et partaient d’un grand éclat de rire, il grognait : - Blanche-Rose, Rose-Rouge, ne tuez pas votre fiancé. L’heure du coucher sonna à la vieille horloge ; les deux enfants s’en allèrent au lit sagement. La man dit à l’ours : - Reste là si tu veux, près du feu. Il fait trop froid dehors.

A l’aurore, il s’en retourna dans les bois d’où il était venu. Les jours qui suivirent, ponctuellement, l’ours revint au logis. Les fillettes ne fermaient plus la porte avant qu’il ne fût revenu se coucher devant l’âtre où il jouait avec elles des heures durant. Quand le printemps reverdit toutes les plantes, tous les arbres, l’ours dit adieu à ses amies pour aller vivre tout l’été dans la forêt. - Mais pourquoi donc ? s’étonna Blanche-Rose. - Pour empêcher que les méchants nains ne volent mon trésor.

 L’hiver, la terre est gelée, les nains ne peuvent sortir des profondeurs de leurs grottes. Au printemps, le soleil réchauffe et dégèle le sol. Ils vont sortir, venir me piller, et ce qu’ils dérobent, on ne le retrouve jamais. Blanche-Rose et Rose-Rouge se résignèrent à leur chagrin. En passant dans l’ouverture de la porte, l’ours accrocha au loquet un morceau de son pelage. Blanche-Rose crut voir briller sous la peau l’éclat de l’or, mais l’ours s’enfuit …

Quelques semaines après, tandis que les fillettes allaient ramasser du petit bois dans la forêt, elles rencontrèrent, sur un arbre abattu, un nain tout ridé dont la longue barbe blanche était prise dans une fente. Il sautait de droite et de gauche sans pouvoir se tirer de ce mauvais pas. - Pourquoi me regarder de la sorte ? vous feriez mieux de m’aider, lança-t-il aux fillettes. - Que fais-tu là ? répliqua Rose-Rouge. - Sotte que tu es ! Curieuse ! En coupant du bois en très petits morceaux, j’ai coincé ma belle barbe. Me voilà bien pris ! Je ne peux plus m’en aller ! Cela vous fait rire, visages de cire ! Fi donc ! Comme vous êtes vilaines ! - Je cours chercher de l’aide, s’exclama Rose-Rouge. - Tête de linotte ! grogna le nain. N’êtes-vous pas assez grandes pour me tirer de là ? - Prenez patience, dit Blanche-Rose en fouillant dans ses poches. Elle exhiba une paire de ciseaux et se mit à couper le bout de la barbe.

 A peine libéré, le nain prit le sac caché entre les racines de l’arbre et ronchonna : - Qu’elles sont stupides ! Avoir coupé ma si belle barbe ! Il jeta le sac sur ses épaules et s’en alla sans un mot de remerciement. A quelque temps de là, les deux fillettes voulurent pêcher des poissons. Elles allaient s’installer près du ruisseau, quand, sur la rive, elles aperçurent, qui sautait dans tous les sens, une sorte de grosse sauterelle.

En s’approchant, elles reconnurent le nain. Rose-Rouge, étonnée le questionna : - Veux-tu sauter dans le ruisseau ? - Sotte, je ne suis pas si bête. Mais voyez ce poisson de malheur … Le nain en pêchant avait pris sa barbe dans la ligne ; un poisson énorme pris l’hameçon allait entraîner la faible créature qui n’avait pas la force suffisante pour se tirer d’affaire. Il se cramponnait à toutes le tiges, à tous les brins d’osier, mais il ne pouvait plus lutter. Barbe et fil étaient si entremêlés que la seule solution était de couper un peu plus la belle barbe blanche. Libéré, le nain s’écria : - Mes pauvres filles, vous êtes toujours aussi sottes et laides ; me voilà dans un bel état ! Puis, ramassant un sac de perles fines dissimulé dans les roseaux, il disparut derrière une pierre. Quelques jours passèrent.

La maman eut besoin de fil, d’aiguilles, de dentelles et de rubans ; elle envoya ses filles à la ville, chez la mercière. Le chemin qu’elles devaient prendre passait par une clairière semée de rochers. Comme elles l’atteignaient, les fillettes virent dans le ciel un grand oiseau qui tournoyait lentement, dans un long vol plané. Soudain, il s’abattit sur le sol. Elles entendirent un cri de douleur. S’étant approchées, elles reconnurent avec effroi leur vieille rencontre, le nain, qu’un aigle avait saisir dans ses serres et allait emporter.

Courageusement, les deux enfants se saisirent d’un bâton et se précipitèrent à son secours. Elles se battirent tant et tant pour arracher le petit homme aux serres de l’oiseau qu’à la fin, elles vainquirent. Tout juste remis de sa peur, le nain glapit : - Vous avez déchiré mon bel habit. Vous êtes toujours aussi sottes et maladroites, et toujours aussi laides, tout juste bonnes pour aller au diable ! Chargeant alors sur son dos un sac de pierres précieuses qui se trouvait derrière un gros rocher, il se faufila dans une crevasse ouverte dans le sol. Les fillettes, habituées à cette ingratitude, ne s’émurent pas outre mesure, et continuèrent leur chemin jusqu’à la ville.

 Le soir, en revenant, elles prirent le même sentier qu’au matin ; elles surprirent le nain en contemplation devant les pierres précieuses qu’il avait vidées de son sac et qui éclataient de mille feux aux lueurs du couchant. Émerveillées, elles s’arrêtèrent : -Vous ne savez que bayer aux corneilles, décidément ! jeta le nain, tout rouge. Partez d’ici ! Et, tandis qu’il criait sa colère, un grand ours brun sortit pesamment des buissons. Le nain, fou de terreur, fit un saut en arrière en hurlant : - Monsieur l’ours, laissez-moi la vie ; je vous donne toutes ces pierres précieuses. Je suis tout petit, si chétif. Voyez ces deux fillettes, grasses comme des oies. Elles feront bien mieux votre affaire. D’un seul coup de patte, sans autre forme de procès, l’ours supprima le méchant nain pour toujours. Les deux sœurs affolées allaient s’enfuir quand l’ours murmura : - Blanche-Rose, Rose-Rouge, je suis votre ami. Au son de cette voix connue et aimée, les fillettes se retournèrent. Quel étrange spectacle ! La peau de l’ours tombait lentement et, sur le pelage qui faisait un tapis, se dressait un bel homme tout d’or vêtu. -Je suis fils de roi, expliqua-t-il.

Ce maudit nain m’a jeté un sort en volant mes trésors. J’étais condamné à courir les bois sous la forme d’un ours sauvage jusqu’à ce que sa mort me délivrât. Il a reçu le châtiment qu’il méritait … Blanche-Rose épousa le prince et Rose-Rouge, le frère du prince. Ils partagèrent l’immense trésor que le nain avait amassé et vécurent ainsi dans l’opulence. Leur maman devenue vieille, fut invitée à venir vivre au milieu de ses enfants et petits-enfants. On transplanta dans le jardin du palais royal les deux rosiers qui avaient vu grandir les fillettes et ils donnèrent des roses plus belles d’année en année.

Cookies au chocolat ..miam miam!!

15 juin 2008

L’odeur des cookies chauds dans la cuisine, c’est mamounette qui t’apprend à les faire!
Il faut utiliser le four: comme toujours tu ne dois JAMAIS le toucher sans l’aide de ta maman c’est trés dangereux!!

Pour 6 personnes, préparation : 30 minutes, Cuisson : 12 à 14 minutes

Ingrédients :
250 g de chocolat
60 g de noix ou de noix de pécan
170 g de farine
100 g de beurre
25 g de sucre roux
25 g de sucre semoule
1 œuf
10 g de levure chimique
Fais ramollir le beurre. Fouette le énergiquement et  ajoutes y les sucres.
Ajoute l’œuf entier tout en continuant à fouetter.

Ajoute levure et farine.
Râpe finement le chocolat et les noix à l’aide d’une râpe à gros trous.

Ajoute le mélange farine- levure, le chocolat râpé et les noix, au beurre.
Ne pas trop travailler la pâte pour qu’elle ne soit pas élastique.

Roule la pâte sous les doigts pour former un boudin d’environ 5 cm de diamètre. Laisse la pâte reposer environ une heure au réfrigérateur .

Lorsque la pâte est bien ferme , la sortir du réfrigérateur.
La poser sur une planche et la découper en rondelles de 1 cm d’épaisseur. Dispose les cookies sur une plaque à pâtisserie, fais cuire 6 à 7 minutes à four chaud, retourne les (demande à ta maman évidemment!) et fais les cuire à nouveau 6 à 7 minutes. Dispose les cookies dans un plat et sers les quand ils sont encore un peu tièdes.

 

Fabrique un pot à crayons!

15 juin 2008

Cette boite à crayons est facilement réalisable et fera un merveilleux cadeau pour ton papa!


Fournitures:

Des boîtes de conserve vides et propres
Du carton ondulé de différentes couleurs ou du papier
De la colle
Des ciseaux
De la ficelle ou du raphia
Un petit morceau de branche

Réalisation:

Découper une bande de carton ondulé de la même hauteur que la boîte de conserve et suffisamment longue pour en faire le tour.

Recouvre la boite de carton ondulé

Enroule une ficelle autour de la boîte et noue la en laissant suffisamment de longueur de part et d’autre du noeud.

Noue un petit morceau de branche sur le noeud déjà formé. 
Laisse sécher. 

Décore tes boîtes en collant des motifs en papier, en bois ou en plastique (tu pourras facilement trouver des stickers en magasin ou utiliser des feuilles mortes par exemple..)
 

Il ne te reste plus qu’à l’offrir à ton papa!

Allumettes aux fromage

4 juin 2008

 Mamounette te montre comment réaliser une recette simple pour épater tes copains!

Ingrédients : 

- 1 oeuf entier battu
- 4 cuillères à soupe de lait
- 3 cuillères à soupe de farine
- 2 cuillères à soupe de gruyère râpé
- 50 g de margarine
- 1/2 paquet de levure
- du sel
- un jaune d’oeuf pour faire dorer
- une cuillère à soupe de gruyère râpé

Préparation :

Mélange vigoureusement les ingrédients.

Etale la pâte asini obtenue sur une plaque farinée.

Badigeonne avec le jaune d’oeuf, puis saupoudre de fromage râpé.

Coupe des bandes de 2 cm de large.

Cuits à four chaud (200°C) pendant 10 mn.

N’oublie pas d’y associer une salade verte ou des crudités afin de réunir tous les atouts pour un repas équilibré!