Tu as peut être vu le film "bienvenue chez les ch'tits? Un film drôle qui met en scène une petite ville du nord de la france fière de sa culture.
Lili te propose de découvrir cette nouvelle légende du cinéma et t'invite à aller y manger quelques frites!
Bergues se situe dans le Blootland à environ 10 kilomètres au sud de Dunkerque.
Ville fortifiée
4306 habitants, à 40 km de la sortie du Tunnel sous la Manche.
Accès par l'Autoroute A25: Dunkerque ( à 10 km) - Lille ( 70 km.)
Petite ville de caractère, entièrement entourée de remparts depuis le Moyen Age, Bergues Saint-Winoc est une ville flamande dont la richesse du patrimoine et la gastronomie sauront retenir le touriste .
Le nom de Bergues provient de la colline voisine : " le Groenberg ou mont vert"
Le Groenberg va être évangélisé par Winoc, moine breton de l'abbaye Saint Bertin de StOmer d'ou le nom que prendra la ville : Bergues Saint Winoc, soit " la colline de Saint Winoc" sur laquelle va s'élever une abbaye bénédictine au début du XI ème siècle.
Très tôt, les habitants vont devoir se fortifier pour lutter contre les invasions normandes.
Chef-lieu de châtellenie depuis 1240, dotée d'un beffroi dès 1112 et de fortifications renforcées, la ville de commerce et de textile va devenir indépendante. Tour à tour aux mains des Français, flamande, bourguignonne, autrichienne ou espagnole , la ville fut définitivement rattaché à la France par le traité d'Aix-la-Chapelle en 1668 .Vauban fut chargé de la ceinturer d'eaux, de bastions et de portes. La Révolution détruisit l'abbaye Saint-Winoc et les sept couvents de la ville. La Seconde Guerre mondiale endommagea fortement la ville, d'abord au cours de la bataille de Dunkerque en 1940, puis au cours du repli des Allemands qui firent sauter le beffroi ( l'un des plus beaux de France ) en 1944.
Lamartine fut député de Bergues de 1833 à 1837.
L' enceinte fortifiée, de 5300 mètres, préservée dans sa quasi totalité, est le témoin de plus de 1000 ans d'histoire (de 882 à 1946): visites guidées et itinéraires libres (voir l'office du tourisme).
Le Beffroi: Le second beffroi commencée au à la fin du 14 ème, suite à la destruction du premier bâtiment par les troupes françaises en 1383, puis restauré au 16 ème, fut détruit en 1944. Reconstruit presque à l'identique en 1961, par Paul Gelis. Le carillon compte 50 cloches et au sommet domine le Lion des Flandres.
Dynamité par les Allemands lors de la débâcle de 1944, ce beffroi typiquement flamand fut reconstruit en 1961.
Arrivé en haut de ses 191 marches, la petite Cité fortifiée par Vauban offre le spectacle du patrimoine flamand où le temps ne semble pas avoir d'emprise. Au premier plan, on aperçoit des constructions à la brique jaune et c'est ensuite le spectacle, à proximité immédiate de Bergues, d'une Flandre authentique, que sillonnent canaux et watergangs, et dont les chemins jalonnés de chapelles ou de petits ponts, conduisent encore parfois jusqu'à quelques moulins ou quelques tavernes… La vue est imprenable pour ceux qui oseront s'aventurer en haut de ce bâtiment d'utilité publique...
L' ancien Mont de Piété: Bâtiment de briques et pierres blanches. Pignon baroque, construit par l'architecte Wenceslas Cobergher. Inauguré en 1633, il abrite le Musée Municipal depuis 1953...
Le Musée Municipal de Bergues:
1 rue du mont de Piété 59380 Bergues Tél : 03.28.68.13.30
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h. à 17h.
Créé en 1841, le Musée de Bergues a pu voir le jour, comme beaucoup de Musées français, grâce aux saisies révolutionnaires.
Ce n'est cependant qu'en 1953 qu'il trouve son emplacement définitif dans l'ancien mont-de-piété de la ville, charmant édifice érigé en 1630 par l'architecte et économiste Wenceslas Cobergher (1557-1634). On y remarquera plus particulièrement la façade aux fenêtres scandées de couronnements alternés d'arcs de cercle et de triangles au premier étage, de chapeaux de gendarme et de trapèzes au rez-de-chaussée. Au premier étage toujours, en dessous des clés ornées de mascarons, des cartouches portent chacun une lettre dont la lecture d'ensemble rappelle la vocation primitive de l'édifice. A l'intérieur on admirera aussi les voûtes de briques jaunes rythmées par des arcs en anse de panier.
Les trois premières salles servent d'introduction aux collections proprement dites. Elles retracent une partie de l'histoire de la Ville au travers de maquettes et de plans ; la première d'entre elles propose également quelques dessins de la collection Drobecq.
Cet architecte, mort en 1944, a en effet pu fixer, avant leur destruction quelques 110 moulins qui émaillaient les côtes de la Bretagne à la Belgique. La troisième salle, quant à elle , présente quelques aspects de l'artisanat berguois, horlogerie, bijouterie et poteries d'étain, ainsi que quelques souvenirs d'Alphonse de Lamartine, poète et homme politique, qui fut député de Bergues de 1833 à 1839.
Les collections du Musée sont essentiellement composées de peintures des XVII°, XVIII° et XIX° siècles et d'une série de 1520 dessins.
On y trouve entre autres, des oeuvres de l'école de Dunkerque : un autoportrait de Jan de Reyn, élève de Van Dyck, ou bien encore des oeuvres de Mathieu Elias, très actif dans cette région au début du XVIII° siècle. Les écoles flamandes et hollandaises sont représentées par un bouquet de fleurs renversé signé de Brueghel de Velours, des portraits de Pieter Soutman et d'Anton Van Dyck, un beau combat de cavalerie de Karel Breydel, et de deux pendants, des portraits de Jan Van den Hoeck et de sa femme dont le fils Robert fut, pour la petite histoire, peintre et Directeur des fortifications de Bergues.
Bien qu'en minorité, l'école française prévaut cependant en qualité puisqu'elle est superbement représentée par le Vielleur au chien du lorrain Georges de la Tour ; à lui seul ce chef-d'oeuvre de la période diurne de l'artiste justifie la visite du Musée. Pour l'école italienne, enfin, on citera le curieux portrait d'Orazio Fidany, peint par Andrea Ramajoli ; à gauche sous la main du personnage, un texte indique en effet non seulement le nom du peintre et de son modèle mais encore la date de la création de l'oeuvre ainsi que celle à laquelle le peintre a repris ou retouché sa toile.
La collection P.A. Verlinde (Bergues 1801-Anvers 1878), léguée par son propriétaire à sa Ville natale offre un panorama complet de l'art du dessin européen du XV° au XIX° siècle. On y trouve des oeuvres de Poussin, Vouet ou Lebrun pour la France, de Tiepolo ou de Pordenome pour l'Italie, d'Heemskerk et de Blomaert, de Quast et de Boeckhorst pour la Flandre et les PaysBas.
Le troisième étage enfin, est consacré en partie à la présentation des collections de Sciences Naturelles.
L'aménagement en cours de la partie Est de cet étage permettra la présentation des toiles de grandes dimensions, actuellement en réserve.
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